30/06/2010
Entretien express pour un job
 
 

Dans le cadre de la Semaine pour l’emploi, la Mission locale de l'Autunois et Pôle Emploi ont organisé un « job dating » spécial jeunes. Une première sur le département.

Effervescence, mardi, matin salle de l’Hexagone. Opération job dating oblige. Il s’agit, pour les jeunes de moins de 26 ans, de séduire un maximum d’employeurs en un minimum de temps. Dès 9 heures, la jeunesse se présente au guichet d’accueil et embrasse du regard la quinzaine de recruteurs. Ouvrier en bâtiment, télévendeur, serveur, femme de chambre, fraiseur, opératrice de saisie… les offres d’emplois et les contrats d’apprentissage défilent sous les yeux des candidats.

Fidèles au poste

 

La clé du travail se trouve peut-être là… « Mieux vaut espérer que désespérer », sourit Julien, grand jeune homme brun au blouson de cuir noir. Son paquet de CV à la main, il affiche un BEP vente à son actif. À 23 ans, sans permis et non rémunéré depuis huit mois, il arpente les allées en quête d’un contrat saisonnier : « en restauration, c’est plus simple à trouver ». Pizzaïolo, serveur ou commis à ses heures, il compte « mettre en avant sa technique et sa polyvalence ». Du côté des employeurs, l’armée de terre, la marine et la gendarmerie – premiers recruteurs en France - sont fidèles au poste. « En gendarmerie, on recrute entre l’âge de 17 ans et demi et moins de 36 ans », fait valoir un gradé qui oriente les jeunes en fonction de leurs envies. À quelques pas, Mickaël Lagoutte, directeur régional de Télandcom recrute des conseillers de vente en CDI et des jobs d’été. « Je suis très demandeur de ce concept car il permet un contact direct autre qu’un CV déposé dans une boîte mail. ».

 

De la coiffure à la micromécanique

Même son de cloche sur le stand de Florence Mary, responsable de Point confiance, en quête d’un apprenti mécanicien : « J’ai rencontré deux postulants intéressants mais qui ne correspondent pas au profil. L’un trop qualifié, l’autre trop jeune. Malgré tout, leur démarche me plaît. Du coup, je leur ai laissé mes coordonnées. ».

 

À la sortie, les deux Julie d’Auxy affichent une mine réjouie. « Je suis venue chercher un contrat d’apprentissage dans le domaine de la vente », livre la blondinette de 17 ans. Quant à sa copine, une petite brune de 16 ans, elle se destine à la coiffure. « Il n’y avait qu’une seule offre d’apprentissage au Creusot, regrette-t-elle, « mais la Mission locale va transmettre mon CV ». Toutefois, toutes deux ont rencontré une entreprise de micromécanique. En cœur, elles s’exclament : « On a été séduites ! ». Et semblent, le cas échéant, tout à fait disposées à abandonner leur projet de vente et de coiffure pour se lancer dans cette nouvelle aventure…

 

Le Journal de Saône et Loire - Edition du 17/06/2010 - Catherine Desbrosses