Mission Locale du Chalonnais. Pendant une semaine, une dizaine de jeunes ont suivi un atelier sur la citoyenneté.
Jeunes talents dans la ville 
Une dizaine de jeunes ont été encadrés par la Mission locale pour découvrir de nombreux acteurs locaux et des administrations.
Ils ont entre 17 et 24 ans, sont nés en France, en Arménie, au Cameroun ou au Congo, et essaient de faire leur vie à Chalon. Pour les aider, Aleksandra Omasta et Céline Guillot, conseillères à la Mission locale, ont mitonné un atelier intitulé « Citoyen d’un jour, citoyen pour toujours ». Vendredi matin, autour d’un café-croissant et des crêpes maison de Teddy, l’un des dix participants, le groupe a fait le point sur la semaine qu’il venait de vivre.
Trouver du travail
Ils ont passé deux jours à Chagny, pour découvrir le centre de formation Prom’hôte et des acteurs locaux, comme la Ligue des droits de l’Homme, la Maison de la justice et du droit, ou encore Emmaüs. À Chalon, ils ont visité les services de la mairie, mais aussi la CPAM et la résidence Chalon jeunes. But de ces rendez-vous : « connaître nos droits et nos devoirs, résume Sassi, 24 ans. Nous avons appris où aller quand on a un problème, ou besoin d’un renseignement ». Beaucoup témoignaient des difficultés administratives à surmonter après leur arrivé en France. « J’ai beaucoup de mal à faire reconnaître mon diplôme algérien de comptabilité », précisait Fathia, la seule fille du groupe.
L’atelier ne s’arrêtera pas en si bon chemin. Un projet artistique est en cours. Slam, musique, graff, des intervenants les guideront pour réaliser une œuvre autour d’Emmaüs. Et une autre session aura lieu en octobre avec un nouveau groupe. « C’était génial, s’enthousiasme Aleksandra Omasta. Ils ont tous été impliqués et nous ont aussi beaucoup appris ».
« Nous voulions les sortir du cadre de la Mission locale et leur permettre de se sentir considéré et respecté ». « C’était super bien », lance Adnane, rejoint par ses camarades. En maçonnerie, coiffure, jardinage, ou électricité, tous ces jeunes ont le même espoir : « trouver du travail, même si nous n’avons pas tous eu la chance d’avoir des diplômes », confie Sassi. « C’est important de montrer qu’ils peuvent faire des choses superbes. Ce n’est que le début ! » conclut Aleksandra.
Sarah Fréquelin - Le Journal de Saône et Loire - Edition du 12 juillet 2010